Photographier les animaux, une passion nouvelle
L’écologie mobilise de plus en plus les opinions et ce regain d’intérêt pour la nature pousse les gens à jeter un regard nouveau sur leur environnement. Dans le domaine de la photographie, prendre des clichés d’animaux est devenu un loisir qui draine au fil des jours, de nombreux amateurs et professionnels. Un nouveau créneau s’est ainsi ouvert et des ouvrages, magazines, sites internet et rencontres professionnelles se multiplient, offrant l’opportunité de diffuser des ouvrages et partager cette passion. On a désormais loisir de plonger dans l’intimité des animaux, des plus familiers aux plus féroces, en passant par certains dont l’existence était restée peu connue. Un résultat fascinant en aval, mais qui cache en amont un énorme travail de préparation.
Maîtriser l’environnement faunique
Contrairement à ce qu’on peut croire en admirant un animal sur une belle image, prendre une bête en photo est loin d’être une partie de plaisir, en raison de son imprévisibilité. En matière de photo animalière, une maîtrise préalable de la nature permet au photographe de bien préparer son travail avant de se lancer sur le terrain. Ainsi, une bonne connaissance du milieu vital des animaux lui permet de s’y fondre, de composer avec elle. Un bon chasseur d’images d’animaux doit pouvoir pister les animaux, reconnaître leurs traces et en faire une bonne interprétation. Il doit avoir une bonne connaissance du mode de vie des espèces qu’il désire photographier pour savoir où, quand et comment les aborder et éviter des sorties inutiles ; savoir délimiter leur zone de confort, autrement dit le périmètre de sécurité dans lequel la bête ne risque pas de prendre le photographe pour un ennemi et l’attaquer ou s’enfuir tout simplement. Mais l’une des règles d’or pour bien capturer un sujet dans l’objectif de l’appareil, c’est de savoir se cacher et attendre le bon moment.
Voir sans être vu
L’animal sauvage vit dans une flore qui lui est devenue familière ; il sait y détecter et identifier la moindre odeur ou bruissement qui révèle une intrusion dans ce milieu. L’homme, par exemple, est à ses yeux un ennemi en face duquel il a deux réactions : l’agressivité ou la fuite. Par conséquent, il est absolument nécessaire pour un photographe animalier de se dissimuler sous un affût pour préparer ses prises de vue, sans éveiller le moindre soupçon chez l’animal. Le choix du type d’affût est fonction de l’environnement naturel de la bête ciblée et cette dernière devrait pouvoir être bluffée par la vraisemblance des détails. La billebaude est une autre technique de camouflage grâce à laquelle le photographe, caché sous des vêtements particuliers ou autres artifices imitant le décor environnant, peut se rapprocher le plus discrètement possible et au plus près de son sujet. Le choix entre ces deux stratagèmes dépend, d’une part du type de terrain, d’autre part de l’espèce animale à photographier. L’affût fixe, quoique beaucoup plus contraignant à mettre en place, offre de meilleures chances de réussite. En outre, le chasseur d’images d’animaux doit prendre la précaution de déterminer au préalable la direction du vent, question de ne pas trahir sa présence par son odeur. Le terrain ainsi bien préparé, il ne lui reste qu’à s’armer de beaucoup de patience, en attendant l’instant propice pour appuyer sur son déclic.
Se doter d’un matériel approprié
La réussite de la prise d’une photo d’animal est soumise à de nombreuses exigences en ce qui concerne le matériel utilisé. Fort heureusement, pour les amateurs, les coûts des appareils numériques et leurs accessoires sont plus accessibles que ceux en argentique. Mais, de manière générale, le critère de vitesse devrait présider au choix entre les deux, pour une raison simple : il est impossible de prévoir la réaction de la bête au moment de la capture d’image et la perspective de la photographier en mouvement. Il convient dans ce cas d’opter pour un outil disposant d’un mode autofocus et d’un mode rafale. D’autre part, le choix des accessoires dépend des objectifs visés. Pour un photographe animalier qui, par exemple, choisit de se spécialiser dans des images d’insectes, doit opter pour un appareil à macro objectif, par souci de restitution des moindres détails. Par contre, celui qui a pour cible les oiseaux va préférer un appareil photo à longue focale.
